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SÈTE CONFIDENCE

Étang de Thau ou pleine mer : comment choisir

Sur l'étang, personne n'a le mal de mer et tout le monde s'entend parler. Sur la côte, l'eau est claire et c'est le vent qui décide. Voici comment je tranche selon le groupe.

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Journal — étang ou pleine mer

Deux plans d'eau séparés par quelques centaines de mètres

Sète est posée entre les deux. D'un côté l'étang de Thau, une lagune d'une vingtaine de kilomètres de long, fermée par le cordon de sable qui porte la route de Marseillan-Plage. De l'autre la Méditerranée ouverte, la corniche, et le Mont Saint-Clair qui domine la ville. Depuis le port, on rejoint l'un ou l'autre en quelques minutes : la distance ne décide de rien. Le choix se joue sur trois choses : l'état de la mer du jour, la composition du groupe, et ce que vous comptez faire à bord.

L'étang est peu profond, quelques mètres sur la plus grande partie de sa surface, et il ne reçoit pas de houle. La tramontane, le vent de nord-ouest, y lève un clapot court quand elle souffle fort, mais ça n'a rien à voir avec une vague de mer. Au large, c'est différent : par tramontane, l'eau reste plate le long du bord et se creuse à mesure qu'on s'éloigne. Par vent marin, de sud-est, la houle arrive directement sur la côte et une sortie confortable devient discutable.

L'étang de Thau : on peut parler, manger et se baigner

Sur l'étang, le bateau reste stable moteur coupé. C'est l'argument principal. On s'arrête au milieu des tables conchylicoles, entre Bouzigues, Mèze et Marseillan, et le groupe s'entend sans forcer la voix. La dégustation d'huîtres à bord prend son sens là : les coquillages ont poussé sur les filières qu'on a sous les yeux, l'eau est plate, les verres tiennent posés. Le même plateau au large, avec un mètre de mer, finit par terre.

La baignade est plus simple. Fond de sable et de vase, pas de courant à surveiller, eau qui se réchauffe plus vite qu'en mer au printemps. Les enfants sautent et remontent à l'échelle sans qu'on ait à s'inquiéter d'une dérive. Pour un groupe où tout le monde ne nage pas bien, ça change la sortie.

Ce que l'étang n'a pas : la transparence et le relief. L'eau tire vers le vert, on ne voit pas le fond. Le paysage est bas, sauf le Mont Saint-Clair, visible de presque partout. Personne n'a jamais eu de sensation de navigation ici. Le détail du plan d'eau et des points de départ est sur la page étang de Thau.

La côte sétoise : relief, eau claire, et le vent comme arbitre

Sous la corniche, la falaise tombe dans l'eau sur près de deux kilomètres. On longe des criques qu'aucun sentier ne dessert : elles ne s'atteignent que par la mer, et l'eau y est nettement plus claire que dans l'étang. Le phare et le sommet du mont restent au-dessus de vous.

Il y a aussi la navigation. Le semi-rigide travaille dans le clapot, on prend des embruns, on avance vraiment. Beaucoup de petits groupes viennent pour cette sensation et repartent contents sans s'être baignés.

La contrepartie est simple : le vent décide. Il y a des jours où la côte passe pour six amis sportifs et reste fermée pour quinze personnes en tenue de soirée. Je regarde la prévision la veille et je tranche le matin. Annoncer un programme côtier rigide à des gens qui ne connaissent pas la mer, c'est rater la sortie.

Mon avis, cas par cas

Famille avec enfants de moins de dix ans : l'étang, sans discussion. Baignade facile, distances courtes, et on rentre en vingt minutes si un petit en a assez.

EVJF de douze personnes : l'étang en base, la côte en bonus. Le groupe veut parler, se baigner, mettre de la musique et manger. Si la mer est plate ce jour-là, on sort une demi-heure par les canaux, on fait les photos sous la falaise, et on revient.

Séminaire de dix-huit : l'étang. À cette taille, une seule personne malade plombe la matinée de tout le monde, et un brief à bord suppose qu'on s'entende. Départ Bouzigues ou Marseillan, arrêt sur les parcs, dégustation, baignade pour ceux qui veulent. Le format se cale avec l'organisateur (séminaires et groupes).

Couple : la côte. Peu de monde à bord, bateau réactif, criques, et on rentre quand on veut.

Groupe d'amis sportifs, six à huit : la côte, en journée complète si vous voulez pousser plus loin le long du littoral. C'est le seul cas où je conseille de partir tôt et de viser loin.

Personnes sujettes au mal de mer : l'étang. Si le programme impose quand même la côte, on part le matin, on reste sous le vent de terre près du bord, et la personne s'assoit au milieu du bateau en regardant l'horizon. Le médicament se prend avant l'embarquement, pas quand ça commence.

Coucher de soleil : la côte quand le vent est tombé, l'étang sinon. Sous la corniche, la lumière de fin de journée prend la falaise de face. Sur l'étang, le soleil descend derrière la rive ouest et l'eau devient parfaitement lisse. Les deux marchent, le second ne dépend pas de la météo. Voir coucher de soleil et apéro.

Combiner les deux : ce que ça coûte en temps

Le seul passage en bateau entre l'étang et la mer, ce sont les canaux de Sète. On y navigue à vitesse réduite et, selon le bateau, il peut falloir attendre une ouverture de pont. Comptez de l'ordre d'une heure aller-retour, transit et manœuvres compris.

Conséquence : le combiné ne rentre pas dans une demi-journée de 3 h 30. Sur ce format, on choisit un terrain et on l'exploite. Le mixte tient en journée complète, sept heures : la côte le matin, quand le vent est en général plus faible, passage par les canaux, déjeuner et huîtres sur l'étang l'après-midi, baignade. Sur les sept heures, il en reste cinq et demie à six d'exploitation réelle.

Le point de départ suit ce choix : Môle Saint-Louis ou port de plaisance pour la côte, Bouzigues ou Marseillan pour l'étang. Il est confirmé après la réservation, avec le bateau retenu pour le groupe.

Réserver une sortie

Cinq minutes, un acompte de 30 %, et le skipper vous confirme le programme sous 24 heures.

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