Quoi emporter à bord d'un semi-rigide
Un semi-rigide range peu et bouge beaucoup. Voici ce qui tient vraiment dans les coffres étanches, ce que le skipper a déjà à bord, et les objets qui posent problème dès qu'on quitte le quai.

Le sac : souple, jamais rigide
Sur un semi-rigide, le rangement se fait dans des coffres étanches, sous les banquettes et à l'avant. Ces volumes sont profonds et étroits. Un sac de sport souple se plie et se glisse dedans sans effort. Une valise à roulettes, non : elle reste sur le pont, elle glisse au premier virage, ses roues marquent le revêtement et elle occupe la place de deux passagers. Même problème avec les sacs à dos à armature rigide.
Comptez un sac par personne et gardez-le petit. Sur une sortie de trois heures et demie, vous avez besoin d'une serviette, d'une couche sèche et de votre crème. Sur une journée complète, ajoutez de quoi manger et de l'eau, et prévoyez plus d'eau que vous ne le pensez : le sel et le soleil déshydratent vite.
Une règle couvre presque tout le reste. Ce qui n'est ni dans un coffre ni attaché finit à l'eau. En navigation, le semi-rigide tape dans le clapot et le vent relatif balaie le pont. Une casquette, un paréo, un sac plastique partent en deux secondes, et on ne fait pas demi-tour pour un chapeau. Pendant les transits, les affaires descendent dans les coffres. On les ressort au mouillage.
Ce qu'on porte sur soi
Les pieds d'abord. Le pont d'un semi-rigide est antidérapant et de couleur claire. Une semelle noire y laisse des traces noires, difficiles à retirer. Baskets à semelle claire, chaussures de pont, sandales fermées ou pieds nus : tout cela convient. Les talons ne montent pas à bord, ni sur le boudin ni sur le pont, ils percent. Les tongs tiennent mal dès qu'il faut descendre l'échelle ou marcher dans l'eau.
Le coupe-vent est la pièce que les passagers oublient le plus souvent. Même en juillet, même quand il fait trente degrés au port. En route, le bateau fabrique son propre vent : la vitesse du bateau s'ajoute à celle de l'air, les embruns mouillent la peau, et on se refroidit en quelques minutes. Un coupe-vent fin, qui se roule en boule, suffit. Les jours de tramontane, ce vent sec de nord-ouest qui souffle sur le Languedoc, il n'est plus optionnel.
Crème solaire résistante à l'eau, appliquée avant l'embarquement et pas une fois assis. Il lui faut une vingtaine de minutes pour tenir, et la réverbération sur l'eau augmente nettement l'exposition. On repasse une couche après chaque baignade. Casquette et lunettes avec cordon : sans cordon, elles finissent au fond. Un cordon de lunettes ne pèse rien et évite de rentrer sans ses verres.
Serviette microfibre plutôt qu'éponge : elle sèche en quelques minutes et prend le quart du volume. Ajoutez une couche de rechange sèche, dans un sac fermé au fond du sac principal. Pour une sortie au coucher de soleil, un pull : la température chute dès que l'astre passe derrière le Mont Saint-Clair.
Le téléphone, et le mal de mer
Pour le téléphone, une pochette étanche à cordon autour du cou. Pas la coque du téléphone, même vendue comme étanche : les embruns entrent par les ports de charge, et un appareil qui tombe entre le boudin et le quai est perdu. Les pochettes transparentes laissent photographier à travers le plastique. Même logique pour les clés de voiture : au fond d'un coffre, dans une poche fermée.
Le mal de mer se traite à terre. Comprimés, patchs, bracelets : quelle que soit la méthode, elle se prend trente minutes à une heure avant l'embarquement. Une fois la nausée installée, plus rien n'agit. Si vous vous savez sensible, mangez léger mais mangez, installez-vous à l'arrière du bateau où les mouvements sont les plus faibles, et gardez les yeux sur l'horizon plutôt que sur un écran. Les eaux plates de l'étang de Thau posent rarement problème ; la côte, par mer formée, demande un peu plus d'anticipation.
Ce qui reste dans la voiture
- Le verre. Bouteilles et verres cassables sont interdits à bord : un tesson sur un pont qu'on parcourt pieds nus, ou contre un boudin gonflable, est un vrai risque. Si vous prévoyez du champagne pour un EVJF ou un anniversaire, dites-le à la réservation, on prévoit des contenants adaptés.
- La grande glacière rigide. Elle occupe la place de deux personnes et ne se cale nulle part. Le bateau en a déjà une.
- Le parasol. Ingérable en navigation, dangereux au mouillage dès qu'il y a un souffle d'air.
- L'enceinte personnelle, quand le bateau est déjà équipé d'une sono. Demandez avant d'en apporter une.
- Le drone. Son usage est encadré par la réglementation et ne s'improvise pas depuis un bateau en mouvement.
- Les sacs plastiques légers, qui s'envolent et finissent en mer.
Ce qui est déjà à bord
Le skipper fournit les gilets de sauvetage, en tailles adultes et enfants, la glacière, l'échelle de bain et le matériel de sécurité réglementaire. Vous n'avez pas à apporter d'équipement de sécurité, et il vaut mieux ne pas le faire : le matériel du bord est contrôlé et rangé à un endroit connu.
Deux points se règlent avant, pas sur le ponton. Avec des enfants, indiquez leur âge et leur poids à la réservation : les gilets se choisissent par tranche de poids, et un gilet trop grand ne sert à rien. Pour une personne à mobilité réduite, prévenez également. L'embarquement n'est pas le même selon le point de départ : un ponton flottant à Bouzigues ou à Marseillan ne se franchit pas comme un quai en dur. Dans la plupart des cas cela s'organise, à condition de le savoir à l'avance.
Réserver une sortie
Cinq minutes, un acompte de 30 %, et le skipper vous confirme le programme sous 24 heures.
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